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Qu’est-ce qui t’arrive Douglas ?

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Douglas Kennedy est un auteur que je lis régulièrement, grand pourvoyeur de best-sellers aux histoires rondement menées et aux portraits de femmes bien dessinés.

Et là, badaboum, coup sur coup « rien ne va plus » (pour citer un de ses romans, quelle finesse d’esprit n’est-ce pas ?).

J’ai ramé pour aller au bout de « Cet instant-là ». Je ne sais pas si je suis devenue aussi dure qu’un diamant de chez Tiffany mais j’ai trouvé que tout ce qui avait trait à l’histoire d’amour entre Thomas l’Américain et Petra, l’Allemande-de-l’est-passée-à-l’ouest était particulièrement cucul dit-elle « d’une voix rauque de désir », ouais c’est de ce niveau.

L’histoire n’est intéressante que dans la description flippante de la vie en Allemagne de l’Est en 1984, soit 5 ans avant la chute du mur où l’atmosphère est digne des pires années de la Guerre Froide. « Cet instant-là » est autant l’instant de leur rencontre que celui de la fin de leur histoire d’amour, tragique forcément.

Thomas n’apprend d’ailleurs qu’aujourd’hui ce qui s’est passé dans la vie de Petra, il est trop tard, il ne l’a pas crue, n’en parlons plus.

Autre déception, « La Femme du Ve » qui à mon sens tient du grotesque. Cette fois le héros est à Paris.

Conclusion : lisez plutôt « La poursuite du bonheur » ou « Les charmes discrets de la vie conjugale » où les héroïnes voient leurs (petites) histoires se mêler à la grande histoire américaine et leur échapper.

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Fête ta mère chez Leclerc

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Loin de moi l’idée d’être désagréable ou de râler sans raison, ça me ressemble si peu (je ne suis que mesure et pondération) mais la sélection de livres Spéciale Fête des Mères au Centre Culturel Leclerc a de quoi me hérisser le poil :  du nunuche, de l’eau de rose et du girly. Et encore je vous épargne Levy et Musso qui sont pas sur la photo.

Pourquoi en 2013, une môman devrait-elle lire ce genre de livres et uniquement ce genre de littérature ? Entendons nous bien, je lis parfois de la chick lit’ en y prenant plaisir et en la considérant pour ce qu’elle est, à savoir une lecture facile, agréable mais vite lue, vite oubliée. Cependant, alors que cette librairie dispose d’un choix énorme de livres en tous genres, pourquoi la sélection Fête des Mères doit-elle se contenter de proposer (ô plaisir d’offrir, joie de recevoir) un genre unique de littérature dite « féminine » ?

Ca m’agace d’être réduite à ça.

En 2013 une môman ça peut ressembler à Margaux Motin dans La tectonique des plaques : elle picole, elle jure, elle se trompe, avance, chute, se relève sur ses talons de 12 et repart. La tectonique des plaques, c’est drôle, c’est trash avec du Dirty Dancing dedans (on reste fille, non) et surtout c’est admirablement dessiné.

Ca c’est un cadeau de Fêtes des Mères, et puis ça change du collier de nouilles.