Pride, au nom des mineurs

pride film

Quand je lis le mot « Pride », j’entends les premières notes de la chanson de U2. Mais point de Bono dans cette pride là. Il est cependant bien question de fierté, de la fierté et dignité des mineurs qui sont en grève pendant un an dans l’Angleterre de Thatcher en 1984 et de la fierté gay des homosexuels et lesbiennes dans cette même Angleterre.

Tiré d’une histoire vraie, le film raconte la rencontre improbable de deux mondes que tout semble opposer, celui des mineurs et celui des gays et lesbiennes.La communauté homosexuelle décide d’apporter son soutien aux mineurs en grève en créant le LGSM – Lesbians and gays support the miners en arguant du fait que mineur et homo sont tous deux dans le collimateur du gouvernement, des tabloïds et de la police. La collecte commence et après quelques déboires sur la redistribution de l’argent – les appels aux organisations syndicales se soldent par une fin de non-recevoir lorsque les LGSM expliquent la signification de ces quatre lettres, les LGSM sont accueillis par les mineurs d’un petit village gallois.

Le soutien des homosexuels est une vraie aide pour les mineurs dont la grève s’éternise et le quotidien se durcit. L’amitié nait entre ces deux communautés et les mineurs défileront en nombre et en tête du cortège lors de la Gay pride l’année suivante et l’avancée des droits homosexuels sera soutenue par les mineurs au sein du parti travailliste.

1984, c’était il y a 30 ans, l’année de mon bac français. Les années 80 paraissent à la fois si proches et si lointaines (certains looks sont quand même improbables et dire que j’ai vécu ces folles années). A l’époque je vivais dans le bassin minier dans le Pas de Calais et je me souviens d’actions de solidarité de certaines villes communistes envers les mineurs britanniques. C’était, je l’avoue, un peu loin de mes préoccupations d’alors. La bande-son réveille aussi pas mal de souvenirs : Bronski Beat, Dead or alive et autres titres disco qui vous font bouger sur votre fauteuil.

La comédie sociale est un genre dans lequel les Anglais excellent. Je me souviens de Full monty, des Virtuoses, ou de Billy Elliott qui à chaque fois sur fond de problème social créent des personnages attachants et une histoire forte. Pride ne fait pas exception à la règle. A voir absolument en V.O, histoire de profiter à fond de l’accent gallois.

 

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