Lecture de saison

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Même si je lis tout au long de l’année sans distinction de genre, l’été est une saison qui incite le plus souvent à une lecture plus légère que j’appellerai Lecture de transat, le genre de lecture qui se savoure un verre à la main, qui ne craint ni le soleil ni la crème solaire et qui peut finir dans le sac de plage avec des grains de sable dedans. L’hiver au contraire se délecte de lectures sombres, de polars glauques, un thé à portée de main droite et des cookies à portée de main gauche.

Cet été je suis partie avec deux livres pour une semaine, après un calcul savant du nombre de pages lues par jour afin de ne pas tomber en rade au bout de trois jours et de ne pas plomber la valise.

J’ai donc commencé par Demain j’arrête de Gilles Legardinier. L’histoire légère de Julie qui tombe sous le charme de son nouveau voisin qui s’appelle Patatras. Elle l’espionne, enchaine les bêtises et forcément ça finit bien. Ca se lit vite, ça s’oublie vite, ça laisse pas de traces et voilà. Rien de plus. Ca ne sert à rien. Quitte à lire un livre léger, autant relire Bridget Jones qui me semblait plus drôle et surtout avec plus de dérision. C’est pas parce qu’un livre est léger qu’il doit être light si vous voyez ce que je veux dire.

Je suis donc passée au livre suivant Et devant moi le monde de Joyce Maynard. J’avais déjà lu des choses sur elle dans des magazines et j’ai acheté ce livre autobiographique après avoir lu le billet de Caroline blogueuse de Pensées by Caro. Et là pour le coup, ce livre n’a rien d’un livre de transat. Rien de léger là-dedans. Joyce Maynard est une jeune fille élevée dans une famille qui valorise la lecture, la culture et l’écriture tant et si bien qu’à 18 ans elle publie un long article dans le New Yorker sur sa génération qui lui apporte une certaine renommée, des opportunités littéraires et surtout qui lui fait rencontrer J.D Salinger, l’auteur culte de L’Attrape-coeur. Cette rencontre est marquante pour la toute jeune fille qu’elle est, elle a 18 ans lui 56. Elle passe de l’influence de ses parents à celle de Salinger ; elle veut lui plaire comme elle a toujours tenté de plaire à ses parents. La relation avec Salinger est terrible et il est effarant de voir que ses parents l’ont laissée s’installer chez cet homme qui avait leur âge. Manipulée, jetée du jour au lendemain par l’écrivain, Joyce continue sa route, devient mère, mène une vie conjugale chaotique, toujours à courir après l’argent. L’écriture est simple, Joyce Maynard décrit sa vie sans pathos, presque hors d’elle-même. C’est prenant, effrayant parfois et le transat au soleil était finalement le bon endroit pour ne pas être trop affectée par cette histoire.

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2 réflexions au sujet de « Lecture de saison »

  1. Et une fois que tu as un cookie dans la main gauche et ta tasse dans la main droite, comment tiens-tu ton livre… OK, je sors…

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