No impact man

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No impact man est le récit de l’expérience de Colin Beavan de vivre un an en réduisant au maximum son empreinte carbone. Réduire ses déchets, renoncer à acheter du neuf, faire ses courses et cuisiner, vivre sans électricité, ce sont les différentes étapes qu’a franchies Colin en emmenant avec lui sa petite famille d’où le surtitre de son livre « Peut-on sauver la planète sans rendre dingue sa famille ? »

Et c’est là l’originalité du livre, car plutôt que de dresser une liste de conseils et de petits gestes, il raconte son expérience de l’intérieur en pointant la difficulté qu’il peut y avoir lorsque l’on change ses habitudes de vie à mener cette expérience et à maintenir des relations familiales sereines. Pour exemple, Colin décide de passer aux couches lavables pour sa fille et sa femme de le laisser faire en lui disant « C’est ton projet ».

Il démarre de loin le Colin car son mode de vie new-yorkais me semble à la base beaucoup plus polluant que le nôtre. C’est ce que je me suis dit en lisant qu’il ne faisait jamais la cuisine, passait pas mal de temps au Starbucks et accumulait les emballages… jusqu’à ce que j’aille dans ma cuisine et constate que sur mes courses du jour j’avais quatre emballages plastiques. Bref.

Colin et sa femme se mettent à marcher beaucoup, virent la télévision (ça me démange de la virer elle aussi), cuisinent, ne prennent plus l’avion, ni l’ascenseur, redécouvrent le temps passé entre amis, les balades, les sorties au parc et une meilleure qualité de vie.

Il y a des passages qui montrent bien que l’on a à faire à une culture américaine : le côté spirituel, Jesus is in the place (pas trop quand même), la famille tout ça qui me gonfle toujours chez les Américains. Cependant sa démarche me semble plus agréable à suivre dans la mesure où ce que j’ai lu est une expérience personnelle, individuelle qui n’est pas du prosélytisme mais qui a eu pour impact (haha quelle finesse de faire le lien avec le titre du livre) de pousser son entourage à s’interroger sur ses propres habitudes.

« Vivons nos vies comme si nous ne comptions pas pour du beurre. Car paradoxalement, le plus dangereux, c’est de se croire insignifiant. Les gros lobbies ont l’argent de leur côté, nous avons les êtres humains. » Voilà, l’action individuelle est une chose, la somme de toutes les actions individuelles peut avoir un poids ; Colin parle de citoyenneté engagée. Depuis il s’est engagé dans la vie publique.

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