Grosse fatigue

059 - 1994 - GROSSE FATIGUE

Je sais pas pour vous mais j’arrive à ce moment de l’année où nous devrions tous et toutes nous préparer pour l’été, complètement sur les genoux. Hier soir, sous prétexte de lire, je me suis allongée sur mon lit à 18 heures pour reprendre mes esprits à 20… heures.

Mamie, sors de ce corps ; soleil, sors de ton trou et humeur, reviens moi et sois bonne (j’ai fait des études littéraires, ça se sent, non ce sens du rythme ?)

J’aspire à la lumière, à la douceur de l’air, à la Vitamine D justement distillée par un rayon facétieux qui viendrait me caresser l’épaule sans réveiller ma lucite estivale.

Au lieu de cela, j’ai expérimenté « Avril, jamais sans Advil », « En mai, remets ton gilet ». En juin l’espoir revient, car « En juin, sors tes draps de lin ». Ce que j’ai fait, remisant les draps de flanelle dans le placard de l’entrée en leur donnant rendez-vous dans 3, 4 mois ?

A l’heure où j’écris les mouettes s’affolent dans un ciel où le soleil fait une timide apparition, histoire de me contrarier et de souligner que je raconte des conneries.

Il n’empêche que la fatigue est là et que je peux me peindre les ongles dans toutes les couleurs de l’arc-en-ciel (je suis une artiste) et secouer les mains très vite pour faire croire à une pluie de confettis (poésie), je reste de marbre devant le spectacle de mes dix doigts qui s’agitent et préfère cesser cet exercice physique qui me pompe une énergie pour le moment peu renouvelable.

Je vous laisse, je vais piquer un roupillon.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

w

Connexion à %s